A en croire l'article du Parisien ci-après, la confrontation soutenue par notre association semble aboutir à une issue positive pour les sans papiers de Véolia:Villeneuve-le-Roi
Les sans-papiers ne lèvent pas le camp
Depuis le 1er avril, ils sont 21 à occuper la société Taïs, filiale de Veolia, pour demander leur régularisation et la possibilité de travailler à nouveau dans l’entreprise.
Ils ne bougeront pas. Traoré, Baradi, Sylla, Sacko et les autres sans-papiers qui occupent le site de Taïs, une filiale de Veolia, n’en ont pas l’intention. « Même si c’est pour un an, on reste », lance l’un d’entre eux. Depuis presque deux semaines, ils sont 21 à occuper la salle à manger de l’entreprise. Pour les soutenir, des associations de Villeneuve-le-Roi et des élus se sont rendus hier sur le site.
« Nous leur apportons un soutien matériel et moral depuis maintenant dix jours », insiste un membre de l’association Imagine Villeneuve-le-Roi. « Nous sommes aussi là pour peser politiquement », assure un élu communiste. L’objectif ? Obtenir la régularisation des sans-papiers et, pour les 8 anciens salariés de Taïs, la possibilité d’y travailler de nouveau. Mais, pour le moment, les négociations sont au point mort. « Veolia a repoussé les discussions qui devaient avoir lieu aujourd’hui », raconte Jean-Pierre Hernio, secrétaire fédéral de la CGT.
411 régularisations en avril 2008En avril 2008, des sans-papiers avaient occupé la Fédération des entreprises de propreté (FEP) à Villejuif pour obtenir leur régularisation. Le mouvement, qui avait pris de l’ampleur dans le Val-de-Marne et en Ile-de-France, avait abouti à 411 régularisations sur 1 400 dossiers déposés dans le département. « Aujourd’hui, pour Taïs, les dossiers des sans-papiers intérimaires sont en cours de réalisation », explique Jean-Pierre Hernio. Pour lui, ils devraient rapidement déboucher sur une solution. Reste à trouver un accord avec Veolia pour les anciens de Taïs. Alors, pour « mettre la pression sur la direction », les responsables CGT comptent sur les élus : « Nous sommes entre deux eaux, mais nous espérons bien passer la vitesse supérieure. »